
Rotomagus,
point ultime de remontée de la marée à l’intérieur des terres, au
croisement d’un axe Nord – Sud franchissant la Seine par un gué, était
l’entrepôt et le point de transbordement fleuve/mer des échanges qui se
faisaient entre l’Empire et sa province de Bretagne (la Grande-Bretagne
actuelle).
navigateurs
s’associent, à partir des ports de Rouen et de Honfleur,
aux grandes épopées océaniques et nouent
des relations commerciales avec le monde entier. Rouen (avec 40
000 habitants) promue alors
fois
le seuil des 20 Mt en 1979. La structure du trafic se modifie
profondément : en 1968, sous la pression des céréales,
farines, sucres, produits pétroliers, lignes régulières
Nord-Sud, les exportations deviennent majoritaires pour la 1ère
fois dans le trafic : c’est une constante depuis 1981.
Puis, de routes en invasions,
le fleuve se transforme à nouveau en source de prospérité
: Rollon (911) et les Plantagenêt créent à
Rouen des entrepôts pour le fret venant de la Baltique et
de la Méditerranée ; la Seine redevient un lien
essentiel avec l’Angleterre.
Au XVIIIème siècle,
le Port de Rouen a des difficultés à accueillir
les navires dont les tirants d’eau ont augmenté. C’est
dans ce contexte que le vote de la loi de 1846 est décisif
pour le Port de Rouen : grâce aux interventions de Lamartine,
d’Arago ainsi que de Victor Hugo sont entrepris des travaux dans
le chenal et l’estuaire de la Seine qui sont à l’origine
de l’accueil à Rouen des grands navires de mer.
Dès lors, Rouen se situe au
premier rang des ports européens d’exportation céréalière.
Plus de quatre décennies plus tard et malgré les
fortes évolutions enregistrées au niveau communautaire,
Rouen occupe toujours cette position de leader.
Agricole Commune (1992), avec les chocs céréaliers
qu’elle engendre au Port de Rouen de 1994 à 1996, met fin
à une longue période de croissance heureuse des
exportations céréalières.
D’autre part, la réforme nationale de la manutention en
1992, rendue indispensable par l’évolution technique de
la manutention et l’effacement des frontières terrestres
au sein de l’Union Européenne, et sa bonne mise en œuvre
locale, redonnent fiabilité et compétitivité
à Rouen. Les atouts du port peuvent à nouveau jouer
à plein : industriels et opérateurs sont attirés,
des investissements massifs ont lieu, la logistique se développe : le Port de Rouen offre un nouveau visage ;
les différentes rubriques du site Internet tentent de le
cerner.| 1789 | L’Américain R. Fulton conçoit, fait réaliser et expérimente à Rouen, le Nautilus, le premier sous-marin. |
| 1821 | Des bateaux à vapeur font la navette sur la Seine : il en coûte 10 F en 1ère classe pour faire, en 9 heures, le trajet Rouen / Le Havre. |
| 1855 | La Statue de la Liberté est embarquée à Rouen à destination de New-York sur la frégate l’Isère. |
| 1876 | Le Frigorifique de C. Tellier assure au départ de Rouen le premier transport réfrigéré transatlantique jamais réalisé. |
| 1899 | Le premier pont transbordeur français – à 50 m du sol – est construit à Rouen. |
| 1918 | Avec plus de 10 Mt, Rouen est le premier port de France. |
| 1960 | Aménagement d’un nouveau chenal. |
| 1966 | Application du statut d’autonomie au port de Rouen. |
| 1969 | Le Pont Guillaume le Conquérant marque désormais la limite amont que ne peuvent franchir les navires de mer. |
| 1989 | Les Voiles de la Liberté, première manifestation accueillant les grands voiliers au cœur même de la Ville. |
Guillaume le Conquérant crée le port au milieu du XIème siècle. Longtemps convoité et dominé par les anglais, il redevient français en 1444 et prend son essor du fait de l’ensablement d’Harfleur. C’est de ce port qu’appareillent de grands navigateurs en direction du Brésil, de Madère, de Terre-Neuve, du Canada ; d’autres découvreurs fondent Québec et créent des comptoirs à Java, Sumatra. Quelques corsaires écument également sur les mers.
Des monuments (la Lieutenance, l’église Sainte Catherine, ainsi que le quartier du vieux port) llustrent les moments forts vécus par Honfleur et témoignent de son riche passé. Aujourd’hui, le port intérieur est réservé aux navires de pêche, aux voiliers et aux yachts des plaisanciers. L’activité maritime s’effectue aux quais en Seine situés à l’aval du majestueux Pont de Normandie.
La naissance d’un site portuaire à cet endroit, à 2 heures aujourd’hui de la pleine mer, remonte au second Empire.
Le 28 mai 1861, l’Empereur Napoléon III débarquait du bateau «L’éclair» sur le territoire de Notre-Dame-de-Gravenchon, au lieu dit «les prairies du Mesnil». Il venait visiter les grands travaux entrepris depuis 1848 sur la Seine en vue de réduire les bancs de sable de la divagation de la Seine et d’améliorer la navigation, très pénalisée par les faibles profondeurs disponibles. Il donna au port à construire à cet endroit le nom de Jérôme, son oncle, ex-roi de Westphalie, frère de Napoléon Ier, décédé l’année précédente. La borne de bronze qui commémore cet événement a été restaurée et déplacée en 2002 pour être davantage mise en valeur, à l’occasion du 40ème anniversaire de la création du Syndicat Mixte Industriel de Port-Jérôme.
(¹) Strabon, circa 58 BC - circa 25 AD
Références bibliographiques
- Dictionnaire d’histoire maritime, sous la direction de
Michel Vergé-Franceschi, Editions Robert Laffont, 2002, collection
Bouquins.
- Rouen, Port de mer, Jérôme Decoux, Inventaire général de Haute-Normandie, édité par Connaissance du Patrimoine de Haute-Normandie, 1999, collection Images du Patrimoine.